Istanbul – 26 juin 2026
Son Excellence le Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Dr Yacoub Ould MOINE, a participé le vendredi 26 juin 2026 à la cérémonie d’ouverture de la septième édition de la Conférence mondiale des technologies éducatives TETZ 2026, organisée cette année sous le thème :
« L’avenir de l’éducation à l’ère de l’intelligence artificielle : paix, humanité et avenir commun », à l’Hôtel Pullman d’Istanbul (Istanbul Pullman Hôtel).
La participation de Son Excellence a débuté par sa présence à la cérémonie officielle d’ouverture de la conférence à 10 h 30 (heure d’Istanbul). Cet événement constitue une plateforme internationale de premier plan consacrée aux technologies éducatives soutenues par l’intelligence artificielle et à l’exploration des moyens permettant de transformer l’éducation grâce aux technologies modernes au service des valeurs de paix, du renforcement de l’humanité et de la construction d’un avenir commun prospère pour tous.
Dans l’après-midi, Son Excellence Dr. Yacoub Ould Moine a pris part à la table ronde réunissant les ministres participant à la conférence, au cours de laquelle il a prononcé l’allocution suivante :
Discours de son Excellence :
- Monsieur le Ministre,
- Excellences,
- Mesdames et Messieurs,
Je suis heureux d’adresser mes plus sincères remerciements à la République de Turquie pour l’organisation de cette rencontre internationale qui nous réunit afin de débattre d’une question désormais au cœur de l’avenir des nations : la formation de l’être humain à l’ère de la transformation numérique.
La technologie a provoqué une révolution sans précédent dans les modes d’apprentissage et de production des connaissances. Elle a offert de vastes opportunités pour élargir l’accès à l’éducation et améliorer sa qualité. Toutefois, la question qui doit aujourd’hui nous préoccuper n’est pas : comment intégrer la technologie dans l’éducation ? mais plutôt : quel être humain voulons-nous former grâce à cette technologie ?
L’éducation, dans son essence, ne consiste pas seulement à transmettre des connaissances ou à développer des compétences techniques ; elle constitue un projet de civilisation visant à construire un être humain instruit, porteur de valeurs, attaché à la paix, respectueux de la diversité, fier de son identité et conscient de ses responsabilités envers sa société et l’humanité tout entière.
Dans cette perspective, la République Islamique de Mauritanie considère que le succès de la transformation numérique de l’éducation ne se mesure pas au nombre de plateformes ou d’appareils intelligents déployés, mais à sa capacité à former un citoyen conscient, équilibré, doté d’un esprit critique et imprégné de valeurs morales et humaines.
Mesdames et Messieurs,
Les technologies de l’intelligence artificielle et de l’apprentissage numérique ont offert des possibilités considérables pour élargir les opportunités éducatives, réduire les disparités géographiques et sociales et rendre le savoir accessible à tous. Cependant, elles nous imposent également une responsabilité commune : veiller à ce que la technologie demeure au service de l’être humain et non l’inverse.
C’est pourquoi nous estimons que l’intégration de la technologie dans l’éducation doit reposer sur trois principes fondamentaux :
1. Faire de la technologie un moyen de promouvoir la justice et l’égalité des chances, afin que la fracture numérique ne se transforme pas en une nouvelle forme d’inégalité.
2. Contribuer à l’ancrage d’une culture de paix, de dialogue et de respect de l’autre, ainsi qu’au renforcement des valeurs de citoyenneté, de solidarité et de responsabilité sociale.
3. Respecter les spécificités de chaque société et s’harmoniser avec sa culture nationale, son identité civilisationnelle et ses valeurs éthiques, car la mondialisation numérique ne doit pas conduire à l’érosion de la diversité culturelle, mais au contraire à son enrichissement et au renforcement du dialogue entre les civilisations.
Excellences :
L’avenir de l’éducation ne sera pas bâti par la technologie seule, mais également par la coopération internationale, l’échange d’expériences, le renforcement des capacités et un accès équitable au savoir pour tous.
En Mauritanie, nous œuvrons au développement du système d’enseignement supérieur et de recherche scientifique à travers l’élargissement de l’utilisation des solutions numériques, le renforcement des infrastructures technologiques ainsi que l’encouragement de l’innovation et de la recherche scientifique, tout en veillant à ce que l’être humain, avec ses valeurs, son identité et sa dignité, demeure au cœur de toutes nos politiques éducatives.
Nous sommes convaincus que la préparation des générations futures ne se limite pas à leur permettre d’utiliser les technologies modernes ; elle implique également de leur transmettre les valeurs d’intégrité, de tolérance, de modération, d’appartenance nationale et d’esprit de responsabilité afin qu’elles soient en mesure de mettre la technologie au service du développement, de la paix et de la prospérité.
Mesdames et Messieurs :
L’avenir de l’éducation ne se mesure pas seulement au degré d’évolution de ses outils numériques, mais également à sa capacité à former des individus plus sages, plus éthiques et davantage engagés envers leur société et l’humanité.
Depuis cette tribune, nous réaffirmons la volonté de la République Islamique de Mauritanie de renforcer sa coopération avec tous les partenaires afin de construire un système éducatif numérique inclusif, équitable et humain, faisant de la technologie un instrument au service de la paix, de la préservation de l’identité et de la réalisation du développement durable.
Pour conclure, je réitère mes remerciements à la République de Turquie pour cette importante initiative et souhaite plein succès aux travaux de notre conférence.
Je vous remercie de votre attention et vous souhaite plein succès des travaux de cette conférence.
Son Excellence le Ministre est accompagné d’une délégation de son département comprenant M. Yarbana El Kharachi, conseiller chargé de la coopération internationale, et M. Sidi Mohamed Ahmed, directeur des systèmes d’information.